Des huiles, des savons et des Hommes

Vous savez comme j’aime les huiles et beurres végétaux pour la cuisine et pour ma peau. Ils sont indispensables  à la saponification à froid et composent les matières premières principales des savons Adduna Beauté.

Pour les connaître mieux, j’ai utilisé beaucoup de ces huiles dans mes salades, pour la friture, sur ma peau. J’en ai découvertes de nombreuses aussi !  Dans mon apprentissage (toujours en cours), il y a eu de nombreuses lectures, comme celle-ci :

CouvertureLesBienfaitsDesHuilesVegetalesMichelPOBEDA

Vous connaissez ma timidité. La première fois que j’ai rencontré l’auteur, Michel POBEDA, à un salon professionnel, j’étais tellement ravie que j’ai piteusement bafouillé !

J’ai lu et relu de nombreuses fois son livre et je vous le recommande fortement. Tout est dit dans le titre, pas d’intrigue ou de rebondissement ! On va « straight to the point » pour (re)découvrir les bienfaits des huiles végétales. Je ne peux m’empêcher de dire « élémentaire et essentiel »…

Aujourd’hui je vous propose de faire connaissance avec Michel Pobeda.

Qui êtes-vous ? Quel est votre métier ?

Je suis tombé tout petit dans une bassine d’huile d’olive. Mon père plantait des oliviers, mon oncle en faisait de l’huile et même en passant plus tard par des études paramédicales, je suis revenu à mes racines. J’ai d’abord été négociant en oléagineux, puis j’ai déroulé la chaîne en triturant ces oléagineux pour des laboratoires de cosmétiques.

Quel a été le déclic pour la saponification à froid ? Pourquoi ?

Pour le savon, j’ai trouvé des femmes africaines qui récupéraient les pâtes  de neutralisation derrière l’usine d’huiles de Lomé. Elles fabriquaient de magnifiques savons à la potasse. Non seulement ils soignaient la peau mais en plus ils ravivaient l’éclat des couleurs des waxes. J’ai immédiatement pensé qu’il était temps d’arrêter de se décaper la peau avec des savons sans glycérine et qu’il fallait revenir à des savons « complets ».

PhotoMichelPobeda

En fait vous êtes un des premiers à redonner ses lettres de noblesse à la saponification à froid en France ?

Nous avons été plusieurs à ressortir la méthode de la saponification à froid (SAF) d’un long sommeil. Il s’est passé comme pour les huiles essentielles. L’aromathérapie a été inventée en France. Pour la saponification les Américains n’ont jamais abandonné comme nous la fabrication artisanale, mais ils sont restés « confort ». Les anglo-saxons ont principalement joué sur le côté confort, voire « fun ». On le voit quand on est envahi par du « Lush ».
Ce que nous avons amené au début des années 2000 c’est le côté soin. Le savon complet est un soin extraordinaire. Aujourd’hui c’est notre credo, même si de nombreux collègues gardent le côté créatif dans leur fabrication.

« Si j’ai pris au sérieux ce rôle de pionnier, c’était pour insister sur le soin. Le vrai savon est le premier produit de soin. »

Vous êtes à la fois président d’une association * agriculteur, homme d’affaires, artisan, écrivain,… Quels sont vos nouveaux projets ?
Oui, Michel est un « slasheur » 😉  

Mes projets tournent autour des synergies avec notre site de production de Vierzon. En amont, nous cherchons un développement local. Nous avons une activité agricole avec des moutons et des céréales sans gluten.
En aval, notre souci réside dans l’amélioration de notre communication. Nous sommes des artisans et notre gros problème reste d’équilibrer nos entreprises avec des coûts très supérieurs à la méthode industrielle. Il nous faut savoir communiquer et expliquer nos méthodes pour convaincre. La création de notre nouveau label « Nouvelle cosmétique » sera le défi de cette année.

Vous et l’Afrique ? Un/des pays en particulier ?

Je suis né en Afrique du Nord et je me sens parfaitement chez moi en Afrique. Il est vrai que j’ai quand même une préférence pour la brousse sahélienne, toute la zone de Dakar à Parakou en passant par Kayes, Korhogo et Kara.

cartearticleAddunaBeaute

Vous et le Karité ? Et les autres huiles végétales/beurres africains ?

J’ai imposé le karité en base de tous nos savons. Comment refuser d’utiliser un oléagineux avec un tel insaponifiable qui par définition ne se saponifie pas et garde toutes ses vertus traitantes ? Il manque quelques maillons dans la chaîne d’approvisionnement. Les interlocuteurs sont basés dans les grands ports alors que le travail doit se faire en brousse.

Une réflexion sur 1 huile en particulier ?

Encore un problème de communication : comment remettre au goût du jour l’huile de palme artisanale, bien rouge, riche en carotènes et se débarrasser de la mauvaise réputation de l’huile de palme industrielle ? Remettre aussi sur la table des savonniers l’huile de palmiste pour remplacer l’huile de coco…

huile_de_palme

Et l’association ?  l’ADNS, Association Des Nouveaux Savonniers

L’ADNS va fêter ses 4 ans et décide d’étendre ses compétences à la cosmétique. Nous pensons qu’elle pourra gérer notre nouveau label. Croisons les doigts…

Merci Michel !

De belles perspectives, n’est-ce pas ?
Vous qui lisez cet entretien, comprenez-vous maintenant ce que représente ADDUNA BEAUTE ?
J’espère que cela vous interpelle, nourrit votre réflexion et attise votre curiosité ! Pour sûr nous aurons l’occasion d’échanger sur de nombreux sujets évoqués par Michel Pobeda.
Peut-être souhaitez-vous déjà partager avec moi… C’est à vous !

#DiscoverAdduna

ELEMENTAIRE ET ESSENTIEL

 

Codou CISSE

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