Sur la route …

J’étais sur la route toute la sainte journée… Non, ce n’est pas la chanson sentimentale de Gérald de Palmas que je souhaite vous chanter, je voudrais juste partager quelques moments de mon « road trip » au Sénégal !

J’y ai passé 3 semaines en août 2015. Basée à la capitale, Dakar, j’ai eu la chance de voyager jusqu’à Ndar/Saint-Louis dans le Nord et à l’intérieur des terres, vers la Gambie, dans le Sud, dans la région du Saaloum.

Au Sénégal, quand on voyage, il faut être prêt à passer beaucoup de temps sur le bitume, les chemins de terre, d’argile ou de sable,…Certes il y a eu des progrès en matière d’infrastructures (voir portion d’autoroute N1bis à la sortie de Dakar) mais ils sont insuffisants et personne n’est dupe, il y a encore du travail. Ainsi pour parcourir 280 kilomètres, il faut compter 6 heures environ ! Google Maps m’en annonçait un peu plus de 4.

Senegal-trajet-route-adduna

J’avais déjà fait ce long voyage dans le passé mais avais perdu ces notions de temps. C’est en demandant des informations à mes proches que je me suis rappelé cette réalité. « Oui, tu sais quand tu pars, mais pas quand tu arriveras ! » Je pensai très fort « Si jamais j’arrive ! » « ETD : 06 :30 – ETA :unknown ». Bref, ce n’était pas gagné !

Mais je ressentais vraiment le besoin de rendre visite à la famille loin de Dakar et particulièrement ma grand-mère maternelle et il me fallait organiser la logistique pour ces 2 jours au village !

Maisons au village Thiamène Sanghap

Hop ! En voiture !

Pour l’occasion, un cousin nous a prêté son véhicule 4×4 et nous avions un chauffeur… Ah oui ! Vous vous dîtes peut-être que j’ai des goûts de luxe, que je suis fan de véhicules tous-terrains mais au Sénégal, c’est peut-être le seul type de véhicule vraiment utile, même en ville ! Et en plus, pour de si longs trajets, il faut vraiment être un conducteur expérimenté !

Moi, la chanceuse, ça m’a laissé tout le temps de profiter des paysages et des scènes de vies sur (les bords de) la route… Oui, j’ai aussi fait la co-pilote un peu et même freiné virtuellement à plusieurs reprises !!

Laissez passer les boeufs et les vaches !

Nous avons quitté Dakar vers 15 heures. L’autoroute N1bis démarre donc à Dakar, la portion à péage récemment mise en service permet de contourner les villes et les bouchons le long de la route N1. C’est à Diamniadio qu’on reprend la N1 « historique » après avoir contourné Thiaroye, Rufisque et Bargny.

L’autoroute passe près du nouvel aéroport de Ndiass, laisse deviner au loin Kirène et sa source, longe la réserve de Bandia et ses animaux sauvages et le parc Accro-Baobabs. Puis arrive Mbour, puis Gossas et Kaolack.

Sur la route de Gossas avec Adduna Beauté

Nous sommes arrivés à Kaolack vers 20 :30 pour y récupérer une tante et prendre un rapide repas.

C’était reparti ensuite pour presque 2 heures de route dans la nuit noire. Il a fallu tenir bon sur le bitume, avec les déviations sur des routes de terre poussiéreuse, les trous, la mauvaise conduite de nombreux conducteurs (avec leurs pleins phares dans nos yeux), les bêtes sauvages sur la route (oui ! oui ! des chacals !). Notre chauffeur fut un vrai champion ! Tellement concentré sur la route et ses difficultés qu’il nous a menés… jusqu’à la frontière gambienne. En fait, c’est après que j’ai su que c’était la frontière,à Keur Ayip. C’est là que ma tante et ma cousine, captées dans la discussion, ont réagi après s’être rendu compte que nous avions dépassé un point précis sur le côté de la route…

ELEMENTAIRE et ESSENTIEL

Codou CISSE

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